La prise de position de Mme Reding du 14 septembre a valu une sévère réplique du Gouvernement Français et un haussement d’épaules de presque toute la classe politique Européenne. Cependant, Mme Reding, Vice-présidente de la Commission Européenne, chargée de la Justice, des droits fondamentaux et de la citoyenneté, a raison et mérite l’appui ferme et appuyé de nous tous qui militons pour une Europe en tant qu’espace de liberté.

L’Union Européenne se construit sur la tradition constitutionnelle partagée de ses Etats membres, sur les textes des traités, sur la jurisprudence du Tribunal de Justice et sur la culture des droits  humains du Conseil de l’Europe. Ceci est notre patrimoine partagé inaltérable.

Dans cette perspective, les citoyens de l’Union méritent et peuvent tout simplement être traités précisément comme des citoyens de l’Union. A cette condition sacrée ne peut s’ajouter aucun adjectif qui fragmente l’Union en communautés identifiées par l’ethnie, la nationalité, les origines, le sexe, l’orientation sexuelle, la langue, l’idéologie, les convictions ou la religion ! Toute classification de ces citoyens de l’Union sous des étiquettes collectives est contraire au Droit et à la Justice.

Le comportement du Gouvernement Français concernant les citoyens de l’Union qui, en raison de leur origine gitane, sont déportés, sous une forme ou une autre, est antirépublicain, anti-européen, anti-juridique et  xénophobe. Il est nécessaire d’employer tous les moyens adaptés pour empêcher la poursuite de cette politique de ségrégation et, conjointement, il faut se positionner par une action militante au   côté de la Vice-présidente Reding. De cette manière, l’inaction, le silence ou la collaboration ne sont rien d’autre que des formules voilées de complicité, qui rendraient également chacun de nous coupable.

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